Créer un point d’eau dans son jardin

Véritable atout charme du jardin, le point d’eau peut venir l’agrémenter en prenant différentes formes telles que le bassin, le mur d’eau, la fontaine ou encore une petite mare. Pour son côté zen et écologique, le point d’eau est un élément essentiel du jardin qui garantit bien-être en été et animation en toute saison. Véritable concentré de biodiversité ! Delphine et Denis de Binom’Architecture nous en disent plus.

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Voici quelques règles à respecter pour créer un point d’eau dans son jardin :
– l’implantation doit se faire dans un endroit qui sera à l’ombre aux heures les plus chaudes de la journée, entre 14 et 16h car trop de chaleur favorise le développement d’algues et augmente la possibilité de turbidité de l’eau.
– Alliance pelle/pioche indispensable pour réaliser le trou initial, aidé d’un niveau à bulle pour garantir une surface plane. L’aspect plus technique intervient lors de l’installation d’une pompe et éventuellement de filtres adaptés, pour garantir la bonne circulation de l’eau et le traitement du point d’eau. Cette association pompe/filtre est indispensable pour conserver un point d’eau sain. Il est recommandé de réaliser la pose de ces éléments avec un professionnel entrepreneur du paysage spécialisé.

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– Question étanchéité, la mode est aux bâches isolant le sol de l’eau et assurant une parfaite étanchéité de l’ensemble. Mais la nature des parois est bien moins propice à la création d’un écosystème ! Idéal, apporter au fond un peu de terre pauvre. Sinon solution plus empirique, terrassement du plan d’eau avec couche d’étanchéité d’argile. En l’absence de source d’argile à proximité, employer de la bentonite en poudre à répandre en surface. Au contact de l’eau, cette poudre argileuse gonfle et tombe au fond pour former une couche étanche.
– Implantation recommandée au printemps ou début d’été pour favoriser sa végétalisation
– Impératif, la qualité de l’eau ! Attention l’eau du robinet est le plus souvent trop riche en nitrates ce qui risque de provoquer la prolifération d’algues vertes. Privilégier la récupération des eaux de pluie qui offre une bien meilleure garantie de pureté.

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– Ne pas négliger l’importance d’un bon exutoire pour laisser s’écouler l’eau excédentaire après une grosse pluie ou bien au fil de l’automne.
– Taille recommandée : surface d’eau visible de minimum 3 à 4 m², ce qui induit une surface d’emprise totale de 5 à 7 m² (surface visible + aménagements du bord). Une surface à partir de 10 m² d’eau visible est un idéal.

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– Profondeur de 60 à 70 cm un minimum. A partir de 80 à 90cm de profondeur, on obtient un bassin aux atouts écologiques plus conséquents.
– Maintenir un bon niveau d’oxygénation de l’eau. Présence d’une cascade, d’un jet d’eau peut y pourvoir. En complément, implantation de nombreuses plantes aquatiques de berge et/ou dans l’eau, tout particulièrement les plantes oxygénantes immergées ou flottantes.

Au balcon ou sur la terrasse : un mini-jardin aquatique

Sur la terrasse ou sur votre balcon, il est aussi possible de recréer un milieu aquatique. Utiliser par exemple un demi-tonneau, ou une cuve de récupération des eaux. Pas la peine de remplir le fond de terre… juste déposer les pots contenant les végétaux sur des briques, en prenant bien en compte la hauteur d’eau nécessaire au bon développement de la plante. Une fois les pots installés, recouvrir d’eau et observer la vie reprendre ses droits… Bien entendu, aucun triton ne parviendra sur le balcon, mais l’iris faux-acore, les massettes, les salicaires, les consoudes ou les zanichelles des marais n’en perdront pas leur intérêt pour la biodiversité.

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Choisir les plantes aquatiques

Pour bien choisir ces végétaux, il faut distinguer les plantes de zones humides (qui poussent sur les berges), celles de marécage (qui ont besoin de moins de 10 cm d’eau), les plantes d’eau peu profonde (entre 10 et 20 cm d’eau), d’eau moyennement profonde (20 à 35 cm) et celles d’eau profonde (entre 35 et 90 cm). Les plantes flottantes ne se soucient pas de la profondeur du bassin ou de l’étang. Enfin ajouter également les plantes oxygénantes.

Plantes de berges : les séneçons des marais, gunneras, iris bulbeux, iris de Sibérie, orchidées des marais (Dactylorhisa praetermissa), épilobes des marais, prêles, euphorbes des marais, impatiens de l’Himalaya, joncs, potentilles aquatiques…
Plantes de marécage : les cressons des fontaines, roseaux, trèfles d’eau, menthes aquatiques, renouées aquatiques.
Pour les eaux plus profondes : des nymphéas, lotus, thalias, massettes, sagittaires, calthas…
Plantes flottantes ou des plantes oxygénantes : aloès d’eau, azollées, châtaignes d’eau, jacinthes d’eau, lentilles d’eau, salades d’eau, utriculaires ou crassettes d’eau, élodées, hydrocotyles, myriophylles et potamots.

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Récupération de l’eau de pluie

Il existe des kits qui permettent de dévier l’écoulement de la gouttière de la maison ou d’un bâtiment. Cette technique permet de brancher un tuyau qui fera s’écouler l’eau de pluie dans le bassin. Vous aurez toujours une eau claire et pure à moindre frais.

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