En avril, il fait le guet Emmanuel Laborde

En ce mois d’avril, « jefaisleguet.fr » vous présente un photographe prometteur. Ses clichés sont surprenants et novateurs. Découverte d’un homme plein de talent.

Auto-Portrait

Je fais le guet : Comment est née ta passion pour la photo ?

Emmanuel Laborde : « A l’âge de 7 ans, j’ai reçu un « Instamatic Kodak », un petit appareil photo avec le flash en cube sur une tourelle. Tous ceux qui ont connu cet appareil l’ont forcément en tête, il était fascinant pour l’enfant que j’étais. J’ai toujours mes premiers clichés, quelques scènes de vie à la campagne avec mon arrière grand-mère, mes grands-parents… et les poules 😉 »

Anastasia

JFLG : Comment tu définies ton travail en photo ?

E.L : « Une exploration de la féminité. Autant dire, un travail sans fin tellement chaque femme porte en elle une expression différente de ce « grand tout » qu’est la féminité. C’est évidemment très subjectif, c’est ma vision de la féminité et elle n’est pas universelle. Disons qu’il y a un peu de phantasme, une légère part de voyeurisme, et surtout à la base une véritable fascination ».

Ellya

JFLG : Où peut on voir tes photos ?

E.L : « Sur mon site photographeronline.fr. Ce qui est formidable avec ce site, c’est que les photos peuvent traverser les frontières. Il est traduit en 16 langues, et les visites viennent de 80 pays à travers le monde, avec une grosse fréquentation issue de la Corée du Sud ! Sinon, tous les 2 ans lorsque j’expose à Paris, ou bien éventuellement dans votre salon si vous achetez mes tirages ».

JFLG : Prends-tu soin de toi au quotidien et comment ?

E.L : « Oui, surtout qu’avec l’âge, le corps me fait payer très cher le moindre excès 😉 Je mange très sainement, et je ne bois pas d’alcool, ce qui m’oblige à me justifier à chaque fois qu’on me propose un verre. Je ne bois pas à table, et pendant la journée, je m’hydrate avec de l’eau chaude, une habitude que j’ai prise lorsque je faisais du yoga. Tout cela est très simple mais encore assez atypique, je crois ».

Mathilde endormie

JFLG : Comment tu pourrais décrire ton style ?

E.L : « J’aime faire le grand écart. Au quotidien, je privilégie le pratique, baskets, Baggy avec des T-shirts, et même une casquette. Et sinon, c’est costume / cravate. L’entre deux n’existe pas. Il m’arrive d’ailleurs de croiser des gens qui me connaissent en costume, et qui ne me reconnaissent pas avec ma casquette vissée sur la tête ».

JFLG : Tu choisis et achètes tes fringues seul ?

E.L : « Oui. Mes T-shirts sur Internet, et le reste dans quelques boutiques parisiennes où j’ai mes habitudes. J’ai une sorte de rituel, je commence par donner mes anciennes fringues à la Croix Rouge, et lorsque ma penderie est à moitié vide, je vais racheter en neuf tout ce dont je me suis délesté. C’est ma façon à moi de me donner bonne conscience et je déteste accumuler les choses ».

Legs Backlight

JFLG : Pratiques-tu un sport ?

E.L : « En bon Grenoblois, j’adorais le ski, qui me manque à Paris. Donc pour compenser, je cours beaucoup, et je fais 5 à 7h de sport par semaine. J’ai besoin de cela pour trouver mon équilibre et même pour travailler. Souvent, je pars faire mon jogging avec des bribes d’idées en tête, et lorsque je reviens, tout est clair et je les pose immédiatement sur mon ordinateur. « Mens sana in corpore sano », je le vérifie tous les jours ».

JFLG : Tu t’intéresses à la mode? Si oui ou non pourquoi ?

E.L : « Je suis totalement hermétique aux phénomènes de mode. Je n’arrive pas à prendre cela au sérieux. Déjà, parce que par essence la mode, ça se démode. Et pour moi ce n’est que du marketing orchestré par les marques, et je déteste que l’on décide à ma place de ce que je dois porter, faire, dire ou être ».

Mathilde endormie

JFLG : Tu portes quoi sous ton pantalon et pourquoi ?

E.L : « Heu.. (silence), c’était pas une interview professionnelle au départ ? Je te réponds mais c’est bien parce que c’est toi, tu me promets de ne pas en parler ! Je porte uniquement des caleçons de grand père. Pour raccrocher ça aux phénomènes de mode, je sais que ça peut sembler très ringard, mais côté confort, on n’a rien inventé de mieux pour les hommes jusqu’à ce jour ! »

JFLG : As-tu un côté féminin ?

E.L :  « Oui, très. Je ne sais pas précisément lequel mais j’ai une grande part de féminité, peut être ma sensibilité, très exacerbée. Ça se retrouve aussi dans mon entourage, 80% de mes fréquentations sont des femmes. Dans le job également, j’adore travailler avec des femmes, c’est plus rapide, plus constructif, plus intelligent souvent aussi ».

Pin-Up

JFLG : Quelle phrase te caractérise le mieux?

E.L : Une phrase de Buddha : » Ne crois rien, sur la seule autorité de tes maîtres, que tu n’aies expérimenté par toi même ».

Retrouvez les photographies d’Emmanuel Laborde sur le site photographeronline.fr

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